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☆※ Plantes Magiques ※☆

par Bootsie

publié dans Plantes , Magie , Jardin

L'absinthe

  • En raison de sa forte odeur et de son amertume, elle était considérée comme une plante magique de 1er ordre.
  • Les sorciers dormaient sur des paillasses bourrées d'absinthe fraîche, car ses émanations étaient censées développer les pouvoirs psychiques.
  • Brûler des sommités séchées d'absinthe permettait de contrer les forces négatives et de se protéger des maléfices.
  • On recommandait de porter sur soi une tige d'absinthe fleurie pour éviter les morsures des serpents et des sangsues.
  • Elle était supposée contrecarrer l'empoisonnement par les champignons vénéneux.

​-> Interdite en France en 1915, la célèbre liqueur faite d'absinthe, d'anis verte et de fenouil, est à nouveau autorisée depuis 2011.

 

L'amarante

  • Elle était vénérée pour ses puissantes vertus magiques.
  • Symbole l'immortalité, on disait qu'elle rendait invisibles ceux qui la portaient sur eux.

-> On la cultive aujourd'hui pour ses graines riches en protéines et comme fourrage.

 

Le bambou

  • Symboles de longévité, censés assurer une protection efficace contre les énergies négatives, les bambous sont regardés comme des plantes magiques un peu partout en Asie.
  • Au Japon, on plante souvent des forêts de bambous autour des sanctuaires shintoïstes, comme des barrières contre les démons.
  • En Chine, les bambous servaient autrefois de support divinatoire.
  • Dans les temples, les moines jetaient à terre une poignée de petits éclats de tige de bambou, puis interprétaient la façon dont ces bâtonnets tombaient et en tiraient des présages.

 

La belladone

  • Plante aux puissants effets psychotropes, la belladone ne manqua pas d'être associée à maints rites magiques et sataniques.
  • On raconte que les sorcières s'enduisaient la peau d'une pommade à base de belladone qui leur permettait de voir le diable.
  • Les chamans d'Europe de l'Est préparaient autrefois une infusion contenant des baies de belladone pour susciter des visions.

-> Aujourd'hui, elle est utilisée à faible dose lors d'examens ophtalmologiques, ainsi qu'en chirurgie pour ses propriétés analgésiques.

 

Le gui

  • Les anciens peuples celtes le surnommaient "celui qui guérit tout" : il était ainsi censé neutraliser les poisons, combattre la stérilité (y compris chez les animaux) ou guérir l'épilepsie.
  • Protecteur du clan, du couple ou de la famille, on le suspendait fréquemment à la plus haute poutre de la maison.

-> En Europe, il est toujours de tradition de s'embrasser sous le gui à l'occasion des fêtes de fins d'année.

 

Le houx

  • Pour les anciens peuples d'Europe du Nord, le houx toujours vert symbolisait la ténacité de la vie, et constituait une protection efficace contre les énergies négatives, les esprits malfaisants, les orages et la foudre.
  • Les druides celtes ornaient leur chevelure de branches de houx lors de la cueillette rituelle du gui pour que celle-ci se déroule sous les meilleurs auspices.
  • Au Moyen-Âge, les baies et les feuille de houx étaient réputées pour éloigner les sorcières et le mauvais oeil.
  • En Europe du Sud, Espagne et Italie, on soupçonnait les sorciers d'utiliser ses baies pour provoquer la rage chez les chiens.

-> L'écorce interne des jeunes rameaux de houx servit longtemps à fabriquer la "glu des oiseleurs", imparable pour piéger les oiseaux.

 

La mandragore

  • C'est à sa longue racine fourchue, dont la forme évoque la silhouette d'un corps humain, que cette plante vivace  doit toute sa renommée.
  • Les nuits de pleine lune, les initiés se rendaient au pied des gibets pour y déterrer les mandragores qui y poussaient. La racine subissait ensuite divers traitements qui activaient ses pouvoirs et en faisaient un talisman précieux pour son possésseur, lui garantissant la richesse, la fertilité et le don de se rendre invisible.
  • Réputée dès l'Antiquité pour ses puissants effets psychotropes et narcotiques, utilisée par les sorcières du Moyen-Âge pour entrer en transe, la mandragore est une plante hautement toxique, du fait des nombreux alcaloïdes qu'elle contient, dont de l'atropine et de scopolamine.

-> Employée dans les premiers sérums de vérité, la scopolamine intervient aujourd'hui dans certains traitements de soins palliatifs.

 

Le pavot somnifère

  • Comme toutes les plantes hallucinogènes, le pavot somnifère a toujours eu une réputation très ambivalente : il était autrefois considéré à la fois comme une herbe sacrée, permettant d'entrer en transe et de "quitter son corps" lors de cérémonies rituelles, et comme une herbe maudite, car ce voyage risquait bien d'être sans retour.
  • L'abondance de graines produites par les capsules fut longtemps associée à la fécondité. Ainsi, au Pakistan, les les femmes en portaient sur elles pour accroître leur fertilité.
  • En Europe centrale, où les graines de pavot noir sont très utilisées en cuisine, elles étaient renommées pour leurs effets aphrodisiaques.
  • Lorsqu'on incise les capsules, il s'en échappe un latex blanchâtre : l'opium, connu depuis l'Antiquité pour ses effets psychotropes et narcotiques. Au 16ème siècle, le médecin suisse Paracelse en tira une puissante teinture soporifique, qu'il nomma "laudanum".

-> L'opium est en effet riche en alcaloïdes, notamment en morphine, dont les propriétés analgésiques furent exploitées par l'industrie pharmaceutique dès le début du 19ème siècle et dont la médecine fait toujours usage aujourd'hui.

 

Le ricin

  • Les graines de la plantes étaient autrefois parés aux vertus magiques. Elles étaient notamment censées repousser les esprits malveillants.
  • Les graines fraîches renferment de la ricine, une protéine considéré comme l'un des poisons les plus violents au monde, surtout si elle et inhalée sous forme de poudre ou d'aérosol : elle peut alors entraîner la mort en quelques heures. L'ingestion des graines n'est pas plus anodine, puisque trois ou quatre suffisent à provoquer la mort d'un enfant.
  • Il y a quatre mille ans, on utilisait l'huile de ricin en Egypte et en Inde pour alimenter les lampes, mais aussi pour ses propriétés laxatives.
  • Dans la Rome antique, les femmes en appliquaient sur leurs cils pour les rendre plus longs.

-> Aujourd'hui, elles est toujours réputée pour stimuler la croissance des cheveux et entre dans la composition de divers produits capillaires.

 

Le sureau noir

  • Les anciens Celtes considéraient le sureau comme un arbre doublement symbolique, à la fois protecteur et associé à la mort.
  • Dans son bois, les druides fabriquaient des flûtes magiques grâce auxquelles ils entraient en communication avec l'âme des défunts.
  • Sa multitude de petites fleurs blanches trahissait la présence d'autant de divinités protectrices, qui vivaient à l'intérieur du tronc et des branches.
  • Il était interdit de le couper, car sa sève rougeâtre, s'échappant de la blessure comme du sang, témoignait de la colère de ces esprits bienveillants.
  • Arbre sacré, le sureau noir avait sa place dans l'alphabet oghamique, cette écriture druidique donc chaque caractère était associé à un arbre local.
  • Pour faire obstacle aux pratiques païennes associés au sureau noir, la religion catholique allait le diaboliser et en faire l'arbre des esprits sataniques. Selon la légende, c'est à une branche de sureau que Judas, rongé de remords, se serait pendu.
  • On disait aussi que les sorcières confectionnaient les manches de leurs balais avec du bois de sureau.

-> Le jus des baies de sureau noir, cuit durant deux heures avec son poids en sucre, fournit un excellent sirop. Additionné d'un volume d'eau et laissé à fermenter quelques semaines, le jus permet de produire le fameux vin de sureau. Les fleurs, mises à macérer dans du vin, lui donnent un gout de muscat.

 

La verveine

  • Les Romains de l'Antiquité l'employaient pour purifier les autels dédiés à Jupiter. Ils frappaient d'une tige de verveine en fleur les textes de lois et les contrats afin que les dieux veillent à leur bonne application.
  • Les prêtres ambassadeurs chargés de négocier les traités de paix se couronnaient de ses frêles rameaux : ils étaient appelés verbanii, terme qui a donné son nom générique à la verveine.
  • On chassait aussi les mauvais esprits de la maison en aspergeant les lieux d'une décoction de verveine.
  • Réputée pour apaiser les dieux dans tout le monde gallo-romain, la verveine était également considérée comme une herbe d'amour capable de ranimer la flamme et, à ce titre, associé à Vénus.
  • Les druides celtes ne la cueillaient qu'au point du jour, après avoir offert à la terre un sacrifice expiatoire.
  • Des siècles plus tard, elle servit aussi à se protéger des vampires dans certaines régions d'Europe centrale.
  • Mais cette plante magique était également tenue en haute estime pour ses propriétés médicinales.

-> Bien qu'elle ne soit pas odorante, la verveine officinale est souvent confondue avec la verveine citronnelle, plante aromatique originaire d'Amérique du Sud, avec laquelle elle n'a aucun lien de parenté.

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